mardi 22 septembre 2009



Plein de souvenirs dans la gueule. Ca fait peur de voir à quel point une vie peu radicalement changer. Le regard des autres on s'en fout un peu moins quand on est plus au collège Julien Frank. C'est étrange d'observer comment une imagination débordante peut se transformer en une éspèce de gigantesque néant insinifiant. C'est fou comme les choses évoluent, souvent dans le mauvais sens. Putain comme c'était bien, comme tout sous mes yeux était parfait et moi je restais aveugle à la beauté d'une vie insouciante, mais quel gachis ! Au fond oui j'étais fière mais c'était une fièreté un peu vaniteuse. Un peu conne quoi. C'était l'époque où on en avait rien à foutre, où l'amour c'était "delamerde" et quand on fumait un joint on était arrachés comme si on en avait fumé trente. C'était bien quoi, c'était léger comme vie. En même temps j'ai la chance d'avoir une jolie vie, depuis ma naissance. Mais là je crois que l'on peut parler d'un mieux. Les belles années 2006-2007. Quand j'y pense ca me fait mal au ventre. Cette année j'ai le BAC, à l'époque on foutait rien et on en était récompensés. On allumait les garçons ( petits puceaux de 14 ans ) qui croyaient dur comme fer qu'ils allaient coucher avec nous alors qu 'on avait 15 ans et qu'il nous restait ce petit côté prude qu'on a bien laissé tombé et qui nous manque à présent.

Aujourd'hui tout est litteralement different, et ca me fait mal au coeur de le voir. Ca me fait mal au coeur de me rendre compte que c'est fini, que de toute ma vie je revivrai pas cette apogée de mon adolescence. Ca fout les boules de voir qu'on a pas vraiment su en profiter au bon moment et que maintenant on relis ce qu'on écrivait à cette époque et qu' on a envie de pleurer.